Les
chiffres sont là…D’où qu’ils
viennent, le constat est le même : si le suicide reste
la deuxième cause de mortalité chez les jeunes
gens, le risque est jusqu’à six fois plus grand
chez les jeunes homosexuels.
La responsable : l’homophobie…directe ou indirecte.
-
La peur de l’annoncer à ses parents, à
ses proches, d’autant plus grande si le jeune évolue
dans un milieu particulièrement homophobe.
- La crise d’identité, le rejet de soi, déjà
si difficile chez les adolescents hétérosexuels,
prend des proportions alarmantes chez les jeunes gays.
- Le rejet pur et simple des jeunes ayant eu le courage
de dévoiler leur orientation sexuelle
L’origine
de toutes ces manifestations ? Encore et toujours l’homophobie
ambiante dont nous sommes tous responsables.
Dans
une société où l’hétérosexualité,
bien ancrée par les religions judéo-chrétiennes
au nom de la protection de la sacro-sainte famille, est
considérée depuis des siècles comme
la seule orientation possible dans la destinée humaine,
les jeunes homos, en quête d’eux –mêmes,
se retrouvent avec le problème supplémentaire
de leur « particularité » sur les bras.
La crainte du rejet, de ne plus être aimé,
de ne pas correspondre au projet d’autrui, le dégoût
de soi, ne sont que les manifestations d’un message
bien senti que la société leur a fait passer
depuis leur enfance.
Dans un univers où l’orientation sexuelle serait
banalisée et ne serait plus sujet à remous,
ce fardeau moral et moraliste ne pourrait que s’éteindre
de lui-même.
On ne se poserait même plus la question…Toutes
les situations iraient de soi.
Pas plus de crainte, pour un jeune garçon, de ramener
son premier petit copain à la maison, que de le faire
avec une jeune fille.
Plus de nécessité non plus d’annoncer
quoi que ce soit…On n’a jamais vu de jeunes
héteros se présenter devant leurs parents,
les mains moites et la lèvre tremblante pour annoncer
: « Papa, maman, je préfère les filles
! ».
Mais,
trêve de rêveries anticipatives, la situation
n’en reste pas moins très critique aujourd’hui
et une solution rapide doit être envisagée.