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Jeunes Homos et Suicide : Un Constat Affolant

Les chiffres sont là…D’où qu’ils viennent, le constat est le même : si le suicide reste la deuxième cause de mortalité chez les jeunes gens, le risque est jusqu’à six fois plus grand chez les jeunes homosexuels.
La responsable : l’homophobie…directe ou indirecte.

- La peur de l’annoncer à ses parents, à ses proches, d’autant plus grande si le jeune évolue dans un milieu particulièrement homophobe.
- La crise d’identité, le rejet de soi, déjà si difficile chez les adolescents hétérosexuels, prend des proportions alarmantes chez les jeunes gays.
- Le rejet pur et simple des jeunes ayant eu le courage de dévoiler leur orientation sexuelle

L’origine de toutes ces manifestations ? Encore et toujours l’homophobie ambiante dont nous sommes tous responsables.

Dans une société où l’hétérosexualité, bien ancrée par les religions judéo-chrétiennes au nom de la protection de la sacro-sainte famille, est considérée depuis des siècles comme la seule orientation possible dans la destinée humaine, les jeunes homos, en quête d’eux –mêmes, se retrouvent avec le problème supplémentaire de leur « particularité » sur les bras.
La crainte du rejet, de ne plus être aimé, de ne pas correspondre au projet d’autrui, le dégoût de soi, ne sont que les manifestations d’un message bien senti que la société leur a fait passer depuis leur enfance.
Dans un univers où l’orientation sexuelle serait banalisée et ne serait plus sujet à remous, ce fardeau moral et moraliste ne pourrait que s’éteindre de lui-même.
On ne se poserait même plus la question…Toutes les situations iraient de soi.
Pas plus de crainte, pour un jeune garçon, de ramener son premier petit copain à la maison, que de le faire avec une jeune fille.
Plus de nécessité non plus d’annoncer quoi que ce soit…On n’a jamais vu de jeunes héteros se présenter devant leurs parents, les mains moites et la lèvre tremblante pour annoncer : « Papa, maman, je préfère les filles ! ».

Mais, trêve de rêveries anticipatives, la situation n’en reste pas moins très critique aujourd’hui et une solution rapide doit être envisagée.

Différentes études brossent d’ailleurs, à grand renfort de chiffres, un tableau plutôt chaotique de ces dernières années* :

Norvège :

Les pourcentages qui concernent les gays et les lesbiennes sont 6 à 7 fois plus importants que les pourcentages à propos du reste de la population.

Belgique :

5,9 % des garçons héteros déclarent avoir essayer d’attenter à leur jour contre 12,4% chez les jeunes gays ou bisexuels
5,4% chez les jeunes filles hétérosexuelles contre 25 % chez les jeunes lesbiennes ou bis.
Nouvelle-Zélande : 7% de tentatives chez les jeunes hétéros et 32,1% chez les jeunes homos soit 6,2 fois plus.

France :

30 % des jeunes homos essaient d’attenter à leurs jours


Allemagne :

18 % des jeunes homos admettent avoir essayer, soit 4 fois plus que chez les autres adolescents

Quebec :

33% des jeunes homos admettent avoir un regard négatif sur eux-mêmes

USA :

Risque 2 à 3 fois plus élevé, soit 30% des tentatives.

Suisse :

25% des jeunes gays interrogés avouent avoir essayé.

Face à une telle menace, il serait plus que temps qu’un véritable débat de fond voit le jour tant du côté du législateur, que des partenaires éducatifs et professionnels de la santé, sans oublier les associations homosexuelles qui se penchent malheureusement trop peu souvent sur cette épée de Damoclès.

 

Azaléa

* Bien entendu, ces études sont faites sur base d’échantillons.