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Opus Dei
: La Mafia Blanche |
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C’est
durant la guerre civile espagnole que Mgr Escriva de Balaguer
fonda une société secrète, nommée
Opus Dei, dont le rôle fondamental était de
combattre le communisme, l’anarchisme et la franc-maçonnerie.
Ouvertement déclarée ennemie de tous ceux
qui se targuent de la liberté de conscience et de
pensée, cette organisation qui prend parfois des
allures de secte ne cesse de créer des remous dans
le monde laïc, et même jusque dans les rangs
catholiques. Sorte de croisés des temps modernes,
on les retrouve à tous les niveaux de pouvoirs, tentant
une forme de main mise insidieuse, freinant par la même
toutes les décisions progressistes que l’on
pourrait y prendre.
Personne
ne s’étonnera, bien évidemment, que
l’entourage papal soit envahi de ces mercenaires de
la foi, au point d’influer sur les grands axes de
réflexion et de diffusion.
Mgr Balaguer, directeur de conscience des époux Franco
et du général Pinochet, ne fut-il pas canonisé
par Jean-Paul II, le 6 octobre dernier ?
Le plus grand danger, cependant, réside dans le fait
qu’ils ne se limitent pas à la simple invasion
de tous les niveaux de l’Eglise. Par exemple, de proches
collaborateurs de François Juppé sont fortement
soupçonnés d’appartenir à la
sacro-sainte maison. Très surprenant pour une religion
qui prétend ne pas se mêler du pouvoir, domaine
privilégié de Satan, et qui s’institue
en simple guide spirituel de l’humanité.
De l’humanité, enfin presque, car ne rentre
pas à l’Opus Dei qui veut. Les conditions sont
draconiennes : ne pas être divorcé, ne pas
vivre en concubinage, ne pas être homosexuel ou franc-maçon,
ne pas utiliser de contraceptif, avoir un emploi honorable,
connaître et honorer les sacrements, etc.(sic).
De même, une fois accepté par la « mafia
blanche », inutile de prétendre à un
poste clé si vous êtes simple laïc. Mgr
Balaguer lui-même déclara :"Quand
un laïc s'érige en maître de morale, il
se trompe fréquemment: les laïcs ne peuvent
être que disciples. »
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Certains
crieront à l’exagération quand l’organisation
sera qualifiée de secte. Pourtant, les méthodes
d’approche, notamment dans la jeunesse, a beaucoup trop
un goût de déjà vu pour qu’on ne
s’interroge pas sur ses motivations. Ainsi, des ados
ne furent-ils pas conviés à des réunions
et des activités somme toute très anodines,
où il n’était nullement question de religion,
puis convaincus de participer à des retraites, etc.
Ce lent travail de mise en condition paraît alors quelque
peu suspect pour un organisme qui déclare n’avoir
rien à cacher.
Car
pour brouiller les pistes, ils sont passés maîtres…Mêlant
de véritables interventions à la propagation
de rumeurs farfelues, ils parviennent à discréditer
du même coup toute tentative d’alerte concernant
leurs agissements. Alors que des pressions sont parfois exercées
sur des officiels, telle cette réunion de l’Amicale
de la Pensée Critique, constituée de fonctionnaires
de l’Etat et qui fut interdite par Javier Solana après
avoir reçu un missive de l’Opus, des déclarations
sans fondement, tel ce gendarme qui déclara que l’organisme
avait des implications dans les tueries du Brabant, fleurissent
aux quatre coins du monde et rendant la détection de
leurs actions quasi impossibles.
Quoi
qu’il en soit, il s’agit là d’un
véritable danger pour la pensée humaniste. Sectaire,
intolérante, fascisante, l’Opus Dei, si on la
laisse agir, risque de freiner encore longtemps les décisions
en faveur des droits de l’homme et de la lutte contre
la discrimination.
Heureusement, la lutte contre ce pouvoir occulte ne se situe
pas uniquement dans les rangs laïcs.
Des membres mêmes de l’Eglise s’interrogent
et luttent pour endiguer le phénomène.
L’ancien Evêque auxiliaire de Rome, Mgr Pietro
Rossano déclara-il : « L'Eglise est en état
de péché grave parce qu'elle s'occupe de pouvoir,
et parce qu'elle est occupée par le pouvoir, à
savoir par Satan. Cette occupation a lieu à cause,
tout spécialement, de l'Opus Dei. J'estime que c'est
un devoir pour chaque chrétien de lutter pour chasser
de l'Eglise un tel péché. » Ainsi,
la véritable contre-attaque viendra-t-elle peut-être
de l’intérieur.
Azaléa
"L'Opus
Dei, entre légendes et réalités"
Christian Laporte « Au nom de la loi », RTBF
"Jean-Paul II canonise le directeur de conscience
des époux Franco et du général Pinochet"
Réseau Voltaire
"Garde Blanche du Vatican : La troublante ascension
de l'Opus Dei" François Normand Le monde
diplomatique
"Les fantassins du Pape" Pascal André
La Libre Belgique
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