| Nous
constatons également l'absence de possibilité
de se syndiquer, l'absence de convention collective fixant
les droits minimum des travailleurs, l'absence d'accès
structuré à des formations…
Nos propositions et revendications
Nos
propositions s'inscrivent dans la perspective d'une réglementation
du travail du sexe en opposition au système abolitionniste
actuel et au système prohibitionniste prôné
par mesdames les sénatrices de T'serclaes et Lizin,
systèmes qui cultivent l'utopie d'un projet de société
sans prostitution espérant imposer une véritable
chimiothérapie à la libido d'un nombre imposant
d'individus et une réinsertion forcée aux travailleurs
du sexe. Non, nous ne croyons pas à la possibilité
d'une soumission totale des pulsions sexuelles à la
raison et à la Loi ! Non, nous ne voulons ni d'un système
de tolérance passive qui favorise l'exploitation et
l'insécurité ni d'un système répressif
qui moralise et clandestinise. Se prostituer n'est pas un
délit. Recourir à la prostitution ne devrait
pas l'être non plus pourvu que le ou la partenaire soit
majeur(e) sexuellement, consentant(e) et non identifié(e)
comme victime de la traite des êtres humains.
-
Nous proposons que le travail du sexe, quelle que soit la
forme qu'il prenne, ouvre des droits et implique des devoirs
au même titre que les autres activités lucratives.
Nous proposons de réfléchir avec des spécialistes
en droit social à un statut professionnel et à
un cadre de travail adaptés aux différentes
formes que prend le travail du sexe en Belgique. Nous demandons
que cette question soit soumise à un débat public..
Nous demandons que les travailleurs du sexe soient concertés
au cours de ce débat et les encourageons à se
mobiliser pour améliorer leurs droits sociaux..
-Plusieurs formes de travail sexuel doivent selon nous être
dépénalisées et réglementées:
-Nous demandons que l'employeur de travailleurs du sexe soit
soumis à une législation spécifique dans
le cadre du droit du travail et non plus du droit pénal,
que l'embauche soit dépénalisée si elle
a lieu dans le respect de modalités et conditions prévues
par la législation du travail.
-Nous
demandons que la publicité relative à l'offre
de services sexuels soit dépénalisée
et réglementée.
-Nous
demandons que la co-exploitation d'un même lieu de travail
par plusieurs travailleurs du sexe soit dépénalisée
et réglementée.
-Nous
voulons que la possibilité de l'exploitation d'un lieu
de commerce du sexe par les pouvoirs publics soit débattue.
Nous pensons qu'une gestion publique peut être favorable
aux travailleurs du sexe.
-Nous
voulons que soit envisagée la possibilité d'une
gestion par une société à finalité
sociale.
-Nous demandons que l'employeur de travailleurs du sexe soit
soumis à une législation spécifique dans
le cadre du droit du travail et non plus du droit pénal,
que l'embauche soit dépénalisée si elle
a lieu dans le respect de modalités et conditions prévues
par la législation du travail.
-Nous
demandons que la publicité relative à l'offre
de services sexuels soit dépénalisée
et réglementée.
-Nous
demandons que la co-exploitation d'un même lieu de travail
par plusieurs travailleurs du sexe soit dépénalisée
et réglementée.
-Nous
voulons que la possibilité de l'exploitation d'un lieu
de commerce du sexe par les pouvoirs publics soit débattue.
Nous pensons qu'une gestion publique peut être favorable
aux travailleurs du sexe.
-Nous
voulons que soit envisagée la possibilité d'une
gestion par une société à finalité
sociale.
-Nous demandons aux pouvoirs publics de prendre des mesures
pour garantir la sécurité sur les lieux où
s'exerce le travail du sexe.
-Nous demandons qu'un règlement d'ordre intérieur
rédigé en concertation avec les travailleurs
fixe les règles de conduite en vigueur sur les lieux
du travail du sexe et que la liberté de refuser un
client soit garantie.
-Nous demandons que les travailleurs du sexe aient un accès
effectif à une aide sociale, psychologique et médicale
appropriée et à une information spécifique
en matière de santé, contraception et stratégies
pour se protéger des violences.
-Nous demandons aux pouvoirs publics d'accepter et de réglementer
des lieux où le travail du sexe puisse s'exercer afin
que la concurrence puisse influer sur les prix, que la sécurité,
l'accès à l'aide et à l'information soient
assurées. Ces lieux doivent être adaptés
aux activités qui s'y déroulent et contrôlés
par les services d'hygiène et de sécurité.
*Nous constatons le proxénétisme immobilier
dont sont victimes les travailleurs du sexe: le peu de places
disponibles fait monter les prix. Nous constatons les montants
élevés remis par les serveuses, masseuses, entraîneuses
etc.. à leur employeur en fin de journée. Seule
une dénonciation pour proxénétisme à
la police accompagnée de preuves peut actuellement
faire cesser l'exploitation mais le travailleur perd en conséquence
son travail et parfois toute possibilité de travailler
dans le quartier. Il s'expose en outre à un redressement
fiscal. Nous constatons enfin l'exploitation de femmes victimes
de la traite des êtres humains dans le secteur du commerce
du sexe. Si la Belgique possède des lois adaptées
pour lutter contre les trafiquants, nous regrettons les moyens
dérisoires mis à la disposition des enquêteurs,
des magistrats et associations spécialisées
en la matière. Même l'accueil en urgence des
victimes mineures n'est pas systématiquement assuré
!
http://www.espacep.be.tf/
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