| Kim
: Première Sortie |
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Paris,
le 09/04/2000, par Kim ( épouse de Sandra )
Première sortie de Kim avec Sandra et Pauline, vue
par Kim. ( 05/04/2000)
C'est curieux, ce matin, lorsque je me réveille,
je ressens comme une vague excitation qui me titille dans
le creux des reins ... Ce n'est quand même pas le
boulot qui me met dans cet état là (j'aurais
bien changé !) Mais non bien sûr, ce soir,
c'est ma première sortie avec Sandra (mon épouse
- il y a quelque chose qui choque quelqu'un ici ?° et
Pauline (ma voisine).
Au programme, restaurant et discothèque si je me
sens à l'aise dans mes escarpins. Tout est bien organisé,
la traditionnelle chambre d'hôtel est réservée
pour que ces dames puissent se changer.
Je passe ma journée à m'imaginer sortant des
sentiers battus, moi qui ne côtoie que des personnes
qui vous maintiennent dans le droit chemin (avocats, juges,
flics, ... là, c'est gag tout de même !).
Enfin, la journée de boulot terminée, je me
précipite dans les transports pour arriver le plus
rapidement possible à la maison où là,
désespoir, je constate le triste constat dans le
miroir. Non, ce n'est pas possible, ce soir, il faut absolument
que j'assure afin que mes copines soient fières de
moi. Séance démak-up, bonne douche, remak-up,
bref je vous passe les détails.
Nous
rejoignons Pauline à l'hôtel qui n'en est qu'au
début de ses préparatifs (il est alors 21h15).
Je la sens toute aussi excitée que moi pendant que
Sandra, toujours aussi zen, se métamorphose tranquillement.
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Chez
Pauline, c'est la panique, nous retournons la chambre je
ne sais combien de fois pour retrouver des choses de-ci,
delà. Et pour finir, je lui propose de lui vernir
ses ongles de peur de voir la nuit filer comme un éclair
(eh oui, il est déjà 23h).
Enfin prêtes, le moment est venu "d'affronter"
la population parisienne. Dans la voiture, je ne peux m'empêcher
de guetter les regards des autres lorsque nous sommes arrêtées
aux feux. Mais dites-moi, docteur, est-ce normal d'avoir
envie de soulager sa vessie toutes les dix minutes ? Ça
fait déjà quinze fois que j'y vais depuis
le début de la soirée.
Arrivées devant le restaurant, petite boutade de
Sandra : "Pourquoi marches tu devant nous à
15 mètres ?" Alors là, piquée
au vif, j'entre fièrement dans le restaurant, suivie
de mes copines, la salle est pleine et je sens tous les
regards qui se tournent vers nous (ça fait quand
même un drôle d'effet de se sentir une star
!). Le dîner est excellent, je croise quelques regards
de mes congénères génétiques
et là, miracle, pleins de sourires amicaux, voire
admiratifs nous parviennent (il faut dire que nous formions
un trio particulièrement sympathique !). Sandra me
présente même au serveur comme son épouse
(vous me suivez toujours dans ce micmac ?)
Après ce premier cap, direction le Scorp (mais ça
fait des années que je n'ai pas traîné
mes guêtres en boîte, saurais-je encore bouger
?) Et là, encore un miracle, la pêche revient,
je sens de nouveau le démon de la danse m'envahir
et une folle envie de m'amuser avec mes copines. Là
encore, pas une once de gêne ou de honte ne m'a traversée,
bien au contraire, Sandra et Pauline, lorsque j'étais
au bar entre vous deux, je mourais d'envie de vous enlacer
et de vous embrasser afin de leur montrer à tous
à quel point j'étais fière et heureuse
d'être avec vous ce soir. Mais je n'ai pas osé,
de peur de vous mettre mal à l'aise.
Deux super souvenirs de cette fameuse soirée :
- Sandra et Kim se trémoussant sur la piste de danse,
les yeux dans les yeux, sur les Blues Brothers,
- un moment de complicité avec Pauline lorsque je
lui ai demandé, sous le regard amusé de Sandra
"si je pouvais lui toucher ses gougouttes". J'avoue
que le tableau ne devait pas être triste. Deux mots
suffisent à résumer cette sortie : fous-rires
et connivence. Merci à toutes les deux de m'aider
à comprendre tant de choses et si j'avais un message
à passer à toutes vos consoeurs, je leur dirais
ceci : osez sortir de l'ombre, vous n'avez pas à
vivre tapies comme des bêtes car c'est aussi grâce
à des personnes comme vous qu'un jour l'humanité
deviendra plus tolérante et saura vous apprécier
à votre juste valeur. En ce qui me concerne, c'est
avec un coeur gonflé d'amour que je dis "je
t'aime" à Sandra et une infinie tendresse que
j'embrasse Pauline, elle que j'aime tant taquiner ...
P.S. : Désolée Pauline, je n'ai pas réussi
à faire "concis" et surtout n'oublie pas
notre prochain challenge
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