On en entend de toutes les couleurs
sur les préférences sentimentales : Les gays et
les lesbiennes constitueraient des couples "moins stables",
ils n’auraient aucun désir de paternité
ou de maternité, seraient un mauvais modèle d’homme
et de femme pour un enfant parce que les gays seraient parait-il
efféminés et les lesbiennes, masculines, et aussi
le terrible amalgame entre pédophilie et homosexualité
?…
Bref, autant de préjugés qui mettent à
mal notre société et sa capacité à
analyser objectivement des situations banales (l’homosexualité)
qui existent depuis la nuit des temps et en tous points du globe
(et oui, l’amour entre personnes de même sexe est
bien une constante anthropologique).
En ce moment, alors qu’une loi
vient d’être adopté sur l’aggravation
des peines en cas d’homophobie et que les couples de même
sexe sont reconnus en France (du bout des lèvres : Pacs),
les familles homoparentales vivent au quotidien une situation
difficile : Certes les mentalités changent, mais les
textes de lois nient encore l’existence de ces familles.
Ainsi, un enfant issu d’une famille homoparentale ne voit
que l’un de ces deux parents reconnus par la loi en tant
que "parent légal" ! Au mieux l’autre
parent est simplement considéré comme le partenaire
du seul parent reconnu ?.
La réalité du quotidien est étouffé
par ces textes de loi, qui instaure une non reconnaissance du
statut de parent vis-à-vis de l’administration
en général, mais il y a également des situations
catastrophique, comme par exemple le cas tragique ou le seul
parent reconnu par la loi décède… Dans ce
cas, la situation est catastrophique pour l’enfant, d’abord
parce qu’il perd un parent ?, et ensuite parce qu’il
se retrouve légalement orphelin "complet" ?!
Viennent alors la peur d’un placement a la DDASS, la peur
de ne plus revoir son parent, de ne pas être avec lui
pour surmonter l’épreuve douloureuse de la mort….
Bref, une situation abominable.
Heureusement, dans quelques cas, des jugements ont fait jurisprudence,
et la garde de l’enfant a pu être donné au
seul parent survivant (qui a enfin pu adopter l’enfant,
ce qu’on lui refusait avant la mort de son partenaire…),
mais ne serais ce pas plus simple que la loi cesse de pratiquer
ouvertement une discrimination dans ce domaine ?
Mais gardons espoir, du nord au sud
de l’Union (Européenne) les mentalités changent,
les préjugés régressent, et les lois suivent,
c’est la cas par exemple en Suède, Finlande, Danemark,
Pays-Bas, Royaume-Uni… bientôt la Belgique (après
le mariage, l’adoption ?) mais aussi ailleurs dans le
monde : Norvège, Canada, Australie… etc. En France,
le fait d’être un(e) célibataire "ouvertement
homo" est encore, dans les faits, un motif de refus d’adoption,
et ce contrairement à la législation puisque selon
les textes de loi l’adoption est ouverte aux couples mariés
et aux célibataires. Une telle situation évoluera
nécessairement dans le bon sens dans les années
à venir.
Il y a bien sure ces gens (dont j’ai
fait parti jadis, bien qu’homo moi même) qui ont
a priori une réticence a l’ouverture de l’adoption
par les couples de même sexe.
Pourquoi une réticence (Sans parler des "raisons"
homophobes qui reprennent les préjugés précités
en début d’article) ? Peut être parce qu’on
pense qu’un enfant élevé par une famille
homo risque de subir des railleries de la part de ces camarades
de classe "a cause de l’homosexualité de ces
parents"… Mais en réfléchissant un
peu, il est facile de réaliser que ces railleries ne
viendraient pas de l’orientation sentimentale des parents,
mais bien de l’éducation traditionnellement hétérocentré
qu’on donne a nos enfants : par exemple "elle trouva
son prince charmant" "Alors tu as une petite copine
?" mais jamais, vraiment jamais l’idée qu’il
est possible de tombé amoureux indifféremment
du genre de la personne aimé… (Peut être
que la population croit encore qu’on "devient"
homo, et que parler de l’amour dans sa globalité
à un enfant, c’est risquer de le "rendre"
homo ?. Et oui, les préjugés sont tenace…)
D’autre part, est ce que des railleries entre enfants
justifies une discrimination à l’adoption en fonction
de l’orientation sentimentale ? (Perso, je répond
non, "évidement") Et si oui, doit on alors
interdire aux personnes dans une même situation d’adopter
(handicapés, personnes d’origine étrangère,
personnes de petite taille… etc.) ? La encore, je répond
évidement non.
Pour raisonner sur le sujet, il faut avant tout penser a l’intérêt
de l’enfant. Et il me semble évident que la meilleur
solution c’est de donner la possibilité a ces enfants
sans famille d’en trouver une, tout en gardant les étapes
nécessaire a une adoption convenable, pour vérifier
si le couple ou le (la) célibataire est capable d’élever
un enfant, et ce indifféremment de l’orientation
sentimentales des personnes.
Les études sur le sujet (validées pour leur rigueur
scientifique, et avec un recul de plus de 25 ans pour beaucoup
d’entre elles) vont dans ce sens puisqu’elle montrent
que les parents homo ne sont ni pire ni meilleur que les parents
hétéro, et que le fait d’être élevé
dans une famille homoparentale n’est pas une entrave au
développement de l’enfant. Le référant
masculin et/ou féminin ne se trouve pas uniquement dans
le couple parental, mais souvent parmis les amis, la famille…
etc. et l’utilité d’un tel cloisonnement
des rôles social selon le sexe n’a jamais été
démontré.
Alors surtout, essayez de réfléchir
sur le sujet, et ne vous arrêtez pas aux idées
préconçues. N’hésitez pas a m’écrire
pour me faire part de vos remarque, questions, et autres…
LGBTH@online.fr ou directement
sur le site LGBTH.online.fr