Tout au long de ma formation d’institutrice,
j’ai eu l’occasion d’étudier l’élaboration
de la structure de la pensée chez les petits enfants.
Plus l’acquisition du langage se précisait, plus
les « petits d’homme » parvenaient à
accéder à l’abstraction, donc à élaborer
des raisonnements et des idées, à créer
des concepts.
Lorsque nous pensons, ce sont des mots
que nous entendons dans notre tête, surtout lorsqu’il
s’agit de réflexions d’ordre général,
de remises en questions ou de projets.
Depuis peu, depuis que je travaille
à l’élaboration de mon site, je m’informe
sur toute une série de différences qui impliquent
des systèmes de vie autres que le mien.
Je me suis, un jour penchée, sur le problème des
malentendants.
Pour une personne devenue sourde à
la suite d’une maladie ou d’un accident, pas de
problème pour comprendre comment elle a structuré
sa pensée puisque le langage verbal a déjà
fait partie de son apprentissage.
Mais qu’en est-il des personnes
sourdes de naissance ?
En émettant même l’hypothèse
qu’elles ont appris à lire, que se passe-t-il dans
leur tête ?
« Voient »-elles les mots au lieu de les entendre
au fond d’elles-mêmes ? Un peu comme dans un livre
mental ?
Ce sujet reste toujours sans réponse
et j’espère un jour trouver quelqu’un qui
saura me le faire comprendre.
Bien sûr, une personne sourde
de naissance doit-elle se poser la même question à
mon sujet.
Ce ne serait pas inintéressant de confronter nos points
de vue… Question d’élargissement de l’esprit,
d’envisager d’autres possibles… parce que
je suis convaincue qu’il n’y a pas une mais des
réalités coexistantes, les une ayant parfois beaucoup
de mal à prendre conscience des autres.
Azaléa
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