Don du Sang et Discrimination contre les Homosexuels Masculins |
 |
Voici
plusieurs années que la Croix Rouge Internationale
a instauré l’interdiction de don de sang aux
homosexuels mâles, les considérant comme facteur
à haut risque en matière de Sida.
Cela donne à penser qu’il est bien dommage
que cet organisme ne revoit pas ses directives d’année
en année en suivant de près les données
statistiques à propos de l’évolution
du Sida.
Le sommet de l’absurdité réside dans
le fait que tout candidat volontaire au don du sang est
d’abord soumis à une analyse préalable
et qu’il est choquant de penser qu’un régime
similaire n’est pas accordé aux homosexuels
masculins, qu’un organisme, dit humanitaire, n’ait
pas plus de considération que cela pour l’individu
et s’adonne à ce type de discrimination.
Ainsi,
selon le très sérieux Eurostat (institut statistique
de la Communauté Européenne), s’il est
vrai qu’en 1985, les catégories touchées
par la maladie était de 15% pour les usagers de drogue
par intraveineuse, 61% pour les homosexuels et bis masculins
et de 8,9 % pour les Héteros, les données
de 2001 démontrent un clair renversement de la vapeur.
Ainsi, pour cette dernière année, il y aurait
33,2% de cas chez les usagers de drogue par intraveineuse,
36,5% chez les héteros et seulement 19,1% chez les
homosexuels et bis mâles, soit une nette régression
dans cette dernière catégorie (- 68%), alors
que le nombre à plus que doubler chez les usager
de drogue et que la progression chez les héteros
est de 410% !!!
|
|
|
|
En
France, selon le bulletin épidémiologique hebdomadaire
édité par le ministère de l’emploi
(chiffre de 1999), les données étaient respectivement
de 41% des cas chez les héteros, pour 29 % chez les
homos et 16% pour les usagers de drogues injectables.
L’Institut
Universitaire de Médecine Sociale et Préventive
de Lausanne a également publié les résultats
de ses recherches pour 2001 où force est de constater
que le phénomène est identique : 22,8% chez
les homosexuels, 16,1% pour l’injection de drogues et
52,7% pour les héteros, sur un échantillon de
près de 500 personnes.
Au
Canada, le Bureau sur le VIH/Sida, les MST et la Tuberculose
fait état de 11,1 % chez les hommes homosexuels et
de 15,6% chez les héteros.
On
peut alors se poser des questions quant aux positions de la
Croix Rouge et sur le sérieux de son optique scientifique
si elle ne tient pas compte de l’évolution d’une
situation pour adapter ses directives. Refuser catégoriquement
toute remise en question est contraire au rôle que l’on
pourrait attendre d’un organisme dont le crédit
et l’image publique ont forcément des implications
sur l’évolution des mentalités et l’anéantissement
des préjugés.
Azaléa
Pour
toute information complémentaire:
Croix Rouge Internationale (anglais) : ICI
Recommandation de la Croix Rouge Belge : ICI
Loi Belge concernant le problème : ICI
Cas de Figure :
Suisse : ICI
Andorre
: ICI
Belgique
:ICI
Un
grand merci à Cyril du LGBTH
pour m'avoir sensibilisée au problème et à
Michel T. d'Alliàge
pour ses précieux renseignements.
|
|
|