La pub s’en empare. Il y a là un créneau,
un énorme marché à prendre.
« Les gays sont avides de reconnaissance, ont besoin qu’on
les prenne en compte, qu’on s’intéresse à
eux, qu’on leur donne une autre image. Utilisons le filon.
Faisons du produit Gay à toutes les sauces. Fringues, assurances,
voyages, cosmétiques…Bientôt, ne verrons-nous
pas de la bouffe Gay ? »
On lui consacre des salons. Il est flatté : « Enfin
on parle de nous ». Dans ces manifestations, on prend bien
soin d’ouvrir un espace aux associations et aux magazines,
histoire de donner du crédit. Mais le but, l’unique
but, est de créer un nouveau marché…Une véritable
mine d’or pour le monde du négoce. Après la
femme enceinte, les ados, les seniors, les gosses, voici le salon
du Gay. Voici le marketing spécial gay. Tout est étudié
pour le séduire. Et ça marche !
Certains,
plus lucides, diront : « C’est vrai que le but est
commercial. Mais ce qui compte, c’est qu’on parle
de nous. Nous ne sommes pas obligés de consommer ».
C’est bien là le drame ! Les revendications réels,
les combats, où sont-ils dans ces dédales commerciaux
? Noyés, oubliés.
Le gay est-il une personne qui ne se soucie que de son look, de
ses vacances et de l’assurance de sa voiture ? Pourtant,
dans ce genre de salon, c’est ce qui saute le plus aux yeux
du grand public.
Et
les droits, le combat pour l’adoption, le mariage, la lutte
contre l’homophobie ? Distillés, édulcorés,
« gagatisés »…
Et oui, vous vouliez être comme les autres, et bien c’est
fait ! On tient enfin compte de la valeur de votre porte monnaie
! Merveilleux n’est-ce pas ?
Bien
sûr, il faut changer le regard de la société
sur l’homosexualité.
Bien sûr, il faut qu’elle ne soit plus un problème,
qu’il y ait une totale égalité de droits.
Malheureusement, dans ce combat, tous les moyens ne sont pas bons.
C’est un énorme piège dans lequel il ne faut
pas tomber.
Cela fait étrangement penser à un remake de Faust.
Jusqu’où acceptons-nous d’aller pour avoir
gain de cause ? Et ne risquons-nous pas d’y perdre notre
âme ?
A
méditer….
Azaléa
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