Le
temps passe et le mot dit
qui toujours s'emplit de mystères
de rêveries et de promenades
en un verbe, une balade
que l'on aurait pu croire austère
et qui par d'aucuns fut maudit
Le
temps passe et le mot vibre
en une corde à l'unissons
d'une joie de vivre et d'un sourire
puisque derrière, puisque sous rire
il est une force que nous tissons
du fond de nous car de nos fibres
Le
temps passe et le mot joue
heureux enfin de connoter
encore, encore, à l'infini
en une valse maxi, mini,
qui tourne pour l'éternité
grimaces et mimes de sapajous
Le
temps passe et le mot va
lourd de savoir et du magot
il est donc rusé le renard
qui de son HUmour GOguenard
assemble ses Hu et ses Go
en un même Phil... et puis s'en va
Le
temps passe mais passe autant ?
non pas si loin, non pas si vite
il rit, il vole, il déambule
marche, voit, observe, il fabule
Rêve salé superbes sites
il prend "au mot" soudain sautant
par
dessus la Lune et sa face cachée,
il se relève, le corps éveillé
à la grâce, à ses courbes, à ses traits
Désirables.
Si
dix maux au mot disent : "maudit !"
Alors tu peux le prendre contre toi
Car leur ennemi peut être en l'aine mis
Là où enfin Cal lit Graphie
découvre ses premiers émois
Et le lisant, en corps, il rit.