Contrairement à une idée assez
courante dans le monde politique, le parent social n'est aujourd'hui
plus une exception mais bien un état de plus en plus fréquent.
Etre Parent social, c'est consacrer une partie
de son existence à l'éducation, aux soins, à
l'amour porté aux enfants de son conjoint. Un attachement se
crée. L'enfant, lui même, construit des repères
et des liens auprès de cette personne qui lui accorde tant
d'attention. Or, en cas de séparation d'avec le conjoint, ce
parent perd tout droit, tout lien réel avec l'enfant. La loi
n'a apparemment que faire des profonds sentiments affectifs ainsi
patiemment noués et l'enfant est souvent brutalement arraché
à son parent. De même, cette personne, même en
cas de vie commune, ne peut ni lèguer ses biens (sauf aux mêmes
conditions que n'importe quel étranger càd avec d'énormes
droits de succession), ni prétendre à un quelconque
pouvoir de décision en ce qui concerne le bien-être et
la sauvegarde de l'enfant.
L'adoption, quant à elle, est très
rarement possible soit parce que l'enfant possède toujours
ses deux parents naturels, soit parce que le couple est homosexuel.
Dans le cas d'un veuvage, si le seul parent
légal vivant vient à disparaître, le conjoint
n'a aucun moyen de faire prévaloir ses droits pour maintenir
une relation suivie avec l'enfant, ni pour simplement en obtenir la
garde.
Face à ces situations nombreuses et
dans l'intérêt affectif et matériel des enfants,
nous demandons aux parlements belge, français, suisse et québécois
de prendre les dispositions législatives nécessaires
afin d'octroyer enfin un statut correct au parent social, à
savoir :
- Un droit de visite en cas de séparation
ou de décès du conjoint dans le cas où la garde
de l'enfant est confiée à une tierse personne
- Le droit de lèguer ses biens en
cas de décès au même titre que n'importe quel
ascendant
- Un partage correct de l'autorité
parentale
- La primauté de la garde de l'enfant
en cas de décès des deux parents naturels